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vendredi 27 janvier 2017

Contribution : Il faut revoir les critères de sélection !

Adama Traoré, ballon d'or mondial U20 en 2015
L’élimination précoce des Aigles du Mali à cette 31ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations Gabon 2017, s’explique par plusieurs facteurs. Il va falloir que les forces vives de ce sport, se donnent les mains pour aller de l'avant et bâtir ensemble une équipe forte et qui fera grandir notre nation.
1. D’abord le staff technique pour ses choix. Comment sélectionner deux joueurs blessés, alors que le staff avait la possibilité de les remplacer depuis le stage au Maroc. Il s’agit Adama Traoré «Noss» de l’AS Monaco et le gardien de but Soumaïla Diakité (Stade Malien).
2. Ensuite la frilosité du staff dans les choix lors du premier match face à l’Égypte (0-0) où un Moussa Doumbia «Chico», aurait mis de la folie dans le jeu face à une équipe égyptienne qui avait plié sur le plan physique.
3. Seulement avec un effectif faible, un encadrement technique tatillon, c'était compliqué. Comme je l'ai dit, il faut revoir les critères de sélection de nos entraineurs et ensuite veiller à ce que chacun fasse son travail. Car plusieurs fois après les campagnes, les responsables se plaignent de l'excès de pouvoir qu'ils ont donné aux coaches. Je dis que ce n'est pas une raison valable. Un coach a une hiérarchie et lorsqu'il sort de son domaine de définition, on le remet à sa place quel que soit son passé ou son pédigrée.
4. Pourquoi les joueurs maliens ne brillent plus dans les grands championnats européens depuis un bon moment où n'arrivent même plus à s'imposer comme titulaires dans leurs clubs respectifs ?
5. La pelouse n'est pas une excuse. Elle est mauvaise pour tout le monde.
Quant à la préparation, à part celle de 2010 au Qatar, c'est la meilleure qu'une équipe du Mali ait eue.
6. Les causes aussi sont à rechercher sur un plan sociologique car nous sommes amateurs de sensations fortes et nous pensons qu'une seule personne peut sous la forme d'un rédempteur nous tirer d'affaire. Il faut qu'on comprenne que le foot est une chaine dans laquelle chacun des maillons, doit jouer sa partition. On gagne en équipe et on perd en équipe.

7. La dernière fois une partie de la presse critiquait le choix d’Henryk Kasperzack (lors de la CAN 2015, Ndlr), en le traitant de «vieux myope» et pourtant avec la Tunisie, il passe le 1er tour (2 victoires, 1 défaite, à la CAN 2017).
8. Enfin, le choix de nos entraineurs. Comment comprendre que deux fois sur 10, les entraineurs ont été reconduits après une CAN (1972 et 1994). Depuis 2002 où nous sommes réguliers, 12 coaches ont été utilisés (sans les intérimaires sinon nous avons changé 17 fois, Ndlr) et tous sauf Alain Moizan étaient précédés d'une bonne réputation. Étaient-ils tous mauvais ? Pourquoi ont-ils réussi ailleurs et/ou ont réussi plus tard ailleurs et pas chez nous ?
Pourquoi réussissons-nous dans les sports individuels (Judo, Karaté, Boxe, Tennis…) et pas dans les sports collectifs (football, basket, handball, volley-ball…) ?
Par Mohamed SOUMARÉ
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